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3 juillet 2006 1 03 /07 /juillet /2006 04:15

J'ai créé cet espace pour que nous puissions échanger nos idées sur la mise en oeuvre des nouveaux programmes en collège! .

 

Les grands points du CECRL:

Le CERCL favorise davantage l'oral même si l'écrit tient toujours une grande place

Il préconise l'auto évaluation par les élèves eux-memes afin qu'ils soient davantage impliqués dans leur apprentissage.

Il favorise la communication et l'aisance à l'oral plutot que la justesse. A l'usage, la justesse suivra. Ca ne veut pas dire qu'il faille tout laisser passer . Mais il faut se concentrer sur les compétences grammaticale, phonologique, culturelle et lexicale directement liées à l'objectif.

Par exemple, si vous travailler sur " raconter un évènement passé" il est évident que vous allez exiger que les verbes soient correctement employés au prétérit mais vous allez pouvoir être plus indulgent en ce qui concerne les déterminants par exemple...( SAUF s'ils ont DEJA fait l'objet d'un apprentissage! cela va de soit).

L'avantage que j'y trouve c'est que l'élève va pouvoir réellement s'exprimer sans avoir peur de se tromper. L'erreur fait réellement partie du processus d'apprentissage! Elle n'est plus à sanctionner si elle ne fait pas partie de l'objectif direct. A long terme, je pense que les élèves vont enfin oser ouvrir la bouche sans avoir peur que le professeur les interrompe ou que les camarades se moquent d'eux. 

LE CECRL nous invite aussi à insister  sur l'aspect culturel et les pratiques sociales pour que la langue apprise prenne tout son sens.Il faut donc partir des situations de la vie courante mais travailler aussi le plus souvent possible à partir de documents authentiques tels les comptines, nursery rhymes, peinture, chansons....évidemment adaptés à l'âge de l'élève.

Ce que  ca change au quotidien;  J'ai en face de moi des élèves qui ne mettent plus la barrière de leur cartable entre eux et moi.  J'en avais tellement marre de me battre pour qu'ils ne posent pas la tête sur le sac pour attendre patiemmment que le cours se fasse!!! Désormais ce sont EUx qui travaillent moi je me contente de les guider... PAr contre, tout le travail est fait à la maison...


Le travail par la  tâche: c'est en fait l'objectif communicationnel: ce que l'élève doit être capable d'accomplir à la fin d'un palier pour pouvoir communiquer. Pour le collège il y a 2 paliers:

palier 1 : comprend la 6e et la 5e .

palier 2 : 4e et 3e

Il faut savoir que  pour les élèves ayant fait une initiation en anglais au primaire les niveaux à  atteindre à  la fin des paliers sont les suivants:

fin du 1er palier :  niveau A2 
fin du 2eme palier : niveau B1

l'auto-évaluation: Le CECRL définit les niveaux de compétences qui permettent de mesurer les progrès à chaque étape de l'apprentissage. Ces niveaux sont clairement détaillés dans le portfolio destiné à l'élève.

En pratique, les items du  portfolio sont trop généraux pour pouvoir être validés avant la fin de l'année scolaire. En effet, les élèves doivent avoir été entrainés dans différents domaines afin de valider la compétence.

Au quotidien, cela m'a amené à faire une fiche d'objectifs pour chaque séance que l'élève doit valider en fonction du code : A / E/ NA , c'est à dire de ce qu'il a acquis (A) , non acquis (NA) ou ce qui est en cours d'aquisition ( EA) . Je me suis beaucoup inspirée des points LOmer que nous avait décrit Sophie Morin sur la liste e-teach et je regrette sincérement que le groupe de discussion LOMER n'ait pas mieux fonctionné. Le principe était intéressant. 

L'élève s'auto-évalue à l'aide de ce code .  un A  si c'est réussi à 85% , un EA si la moitié est réussi et un NA si l'enfant à moins de 25 % de bonnes réponses.En fait, j'ai eu le besoin de rajouter 2 symboles car les résultats étaient trop vagues: EA+ ( réussite entre 65 et 85%, EA= entre 40 et 65% et EA-. moins de 40%

Il doit ensuite se concentrer sur ce qui n'est pas encore acquis avant l'évaluation finale

Je trouve que c'est un bon système car il associe réellement l'élève à son apprentissage. C'est très parlant ! L'enfant voit ce qu'il sait faire et ce qu'il lui reste à accomplir pour atteindre l'objectif fixé. 

En outre, le cadre n'est pas du tout rigide si bien que l'on peut adapter son auto-évaluation à ses classes. Si on a des élèves un peu faibles, il faut détailler les compétences afin que les élèves puissent avoir des  A  et ainsi garder la motivation. Il faut lui montrer qu'il connait ou sait faire plus de choses qu'il ne le croit.

L'évaluation formative prend ainsi tout son sens. L'élève sait exactement ce qui est attendu de lui et sait ce qui lui reste à  faire pour y parvenir.

C'est aussi très positif pour l'évaluation sommative car grace à ce système, on peut constamment valider des compétences non encore acquises. Une fois qu'une page du cahier est tournée, on peut encore revenir en arrière. Ce qui était loin d'être le cas avant. L'enseignement en spirale devient donc réellement efficace.

  Vous pouvez tester vos connaissances sur le CECRL à l'aide de ce site:

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Published by Mrs Cadot - dans CECRL
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commentaires

AD 01/05/2010 15:14



Bonjour Madame Cadot,


Cela fait longtemps que je ne suis pas passé sur votre blog. Toujours à fond dans le CECRL dont la lecture se révèle chaque jour plus passionnante ? L'approche actionnelle pour surtout ne
pas parler l'anglais de la Reine, ce sabir immonde qui ne "sert" à rien ? L'expiation de toute leçon de grammaire digne de ce nom, la grammaire étant comme nous le savons tous l'ennemi intime de
la communication ?


 


Bien actionnellement vôtre,


AD


 


 



Emilie 14/11/2009 08:48



Je tiens à vous remercier de partager vos réflexions et votre travail vos séquence sur ce blog. Je suis consternée par le fait que certains aient passé autant de temps et dépensé autant
d'énergie à le critiquer.
J'essaie d'améliorer ma pratique de classe et de proposer des tâches en accord avec le CECR mais je ne trouve ça pas toujours évident à mettre en place.
Vos réflexions sont très claires et me font avancer. Bravo pour votre travail!



AD 18/04/2009 12:30

Alors EB, je suis mort de rire parce que ma "longévité" dans l'EN est la suivante:- CAPES 2007 + stage IUFM en collège (une 6è et une 5è) + prépa agreg externeStage validé avec la mention très satisfaisant- Agreg 2008 + néo-tit en lycée (le plus mauvais lycée général de mon département selon le classement qui vient de sortir) -> des classes dures, beaucoup d'élèves sinistrés.... soit 2 glorieuses années, mais deux années suffisent à faire quelques constats, surtout de coma intellectuel.Et non, je n'ai jamais parlé de "modalité radicale" aux élèves. Je parle plutôt d'ordre, d'obligation, de capacité, etc. ça suffit largement pour les modaux.Il manque aux élèves un travail de grammaire de phrase, bon sang. Ils doivent s'approprier cela en primaire et au collège. Mais non, comme ils ont passé leut temps à jouer, à faire du zapping, à tout voir et rien voir, eh bien il faut faire ce travail rigoureux passé l'âge de 15 ans.A part le fait qu'on marche sur la tête, ma foi, tout va bien.Enfin bon, je ne suis pas à 100% contre l'actionnel, les tâches, la communication. Mais avouez que depuis quelques années, par démagogie, on fait tout en dépit du bon sens. J'en ai marre de lire que "les élèves ont changé". C'est l'école qui a changé, dans la mesure où elle se refuse à TRANSMETTRE directement des savoirs.Enfin, l'idée que ceci ou cela "motive" les élèves est toujours une conception d'adulte, une "pensée magique". On confond activité et apprentissage, niveau sonore et apprentissage de la langue.On associe le dire au faire... pour mieux substituer le faire à l'apprendre !Eh oui, j'ai réussi à "sauver" les 2/3 d'une classe de 2nde qui sait à présent rédiger des phrases sans faire trop de fautes (pas erreur) en anglais cette année, ce qui était loin d'être le cas en début d'année. Comment ? Ben avec des règles de grammaire et du lexique, les amis !

Mrs Cadot 18/04/2009 16:16


CE blog n'a pas pour but premier ce type d'échange. CA me chagrine au plus haut point... car cette discussion va à l'encontre du but premier de ce blog.. qui est l'ECHANGE non pas de critiques mais
de PRATIQUES. Jusqu'à présent seulement 2 personnes m'ont proposées des choses, certains sont venus prendre sans JAMAIS dire comment ça c'était passé dans leur classe aucun échange en retour ou
d'autres encore viennent DEMONTER mon travail sous prétexte qu'ils sont contre le CECRL  .... Quand je leur demande des séquences ou des séances pour que je puisse voir comment ils
travaillent, on me répond... "je ne fais pas de séquences, ca ne me convient pas...." J'avoue que tout cela commence à me FATIGUER  et je me demande si tout cet investissement personnel en
vaut vraiment le coup car j'ai l'impression de beaucoup donner sans beaucoup de retour.


EB 15/04/2009 21:25

Bonsoir Mme Cadot,Je vous trouve en effet extrêmement patiente. Il y a même quelque chose de Don quichotte chez vous, car là il me semble que vous vous battez contre des moulins à vent!Certains commentaires me font bondir, et même si AD ne nous avait pas dit qu'il enseignait en lycée, et sûrement un lycée sympathique, il eût été facile de le deviner. Je ne lui jette pas la pierre à ce propos, son poste étant purement le fruit du hasard et d'une longévité dans l'éducation nationaleAu lieu de cela, on passe 4 années de collège à les faire "communiquer" mais - c'est mon constat - à ne rien leur transmettre de solide/précis.Non Monsieur, nous ne faisons pas que cela! Avez-vous jamais songé à aller assister à des cours de collègues au collège? Et pourquoi pas prendre des classes en main? Cela pourrait vous être utile! (j'allais dire salutaire)Donc JE me tape ce boulot en lycée, pour les sauver, Mais bien sûr qu'au lycée vous devez ENCORE leur redire ce que leurs professeurs de collège leur ont déjà dit et redit!!!  Et tant mieux si vous les sauvez (alléluia!)alors qu'on devrait justement les ouvrir au "contexte". Mais, hélàs, sans ce minimum vital de langue, les élèves dégoûtés se taisent et abandonnent l'anglais en disant "cette langue j'y comprends rien"... et à moi de les remotiver en leur donnant des règles de langue, du sûr, en insistant pour qu'elles soient ENFIN sues, avec du par par coeur, de la répétition, des applications - en élucidant ce qui est un peu "tricky" pour eux.Ex : I've waited/I've been waiting.Le "contexte" ne PEUT PAS enseigner ça, il faut leur DIRE et leur FAIRE ECRIRE la différence, qu'ils la retiennent comme un règle, un théorème, et là, enfin, ils commenceront à s'en rappeler. Le contexte est quelque chose de fuyant. Nos élèves en ont marre de toujours s'interroger pour éventuellement comprendre par eux-mêmes. Croyez-moi, mes lyéens veulent des certitudes et je les comprends. Je propose de leur donner alors en 6ème, la grammaire explicative de l'anglais, et puis un bon dico! ;-)"Monsieur, c'est quoi MUST?" Le gamin veut une une réponse directe (qui d'ailleurs existe !!), il ne veut pas qu'on le balade pendant trois heures... mais comme je le comprends !! Les élèves ne sont pas débiles, ils voient parfaitement à quoi ça sert une règle, même sans contexte. J'adore ce passage, vraiment. Les élèves ne sont pas débile, ça nous sommes d'accord. Mais ne vous êtes-vous jamais dit que vos élèves sont bien mûrs pour recevoir les petites leçons que vous leur donnez parce que justement il y avait tout un travail en amont qui leur permettait de l'appréhender? C'est ce travail en amont qui permet aux merveilleux professeurs de lycée d'être les sauveurs de ces malheureux qui ont subit l'enseignement du collège.J'ai moi-même commencé dans un gentil petit lycée, avec de gentils petits élèves. Et en effet il est facile d'être celui qui peaufine, qui rajoute par petite touche les quelques éléments de savoir pour parfaire l'ensemble. C'est confortable.Mais ensuite j'ai aussi été au collège, et même maintenant au lycée professionnel (hasards d'affectation). Parfois ça m'a fait râlé. Mais je m'estime très chanceuse d'avoir ce parcours, car il m'évite d'énoncer de telles inepties. Je crois que tout le monde devrait "tourner" un peu et bien connaître toutes les réalités du métier.On a l'air malin si en 5è on se met à parler de la modalité radicale et de l'auxiliaire must. "Mme c'est quoi un auxiliaire? c'est quoi un verbe? c'est quoi un pronom sujet? " Alors que croyez-moi, en contexte, ils comprennent. Car ils ne sont pas débiles. Dans le cadre d'une tâche actionnelle, ils comprennent car ils sont comme un locuteur classique, devant des choix de language. Ensuite, bien entendu, on peut faire les deux, du contexte, et malgré tout énoncer la règle. Car tous nos élèves sont différents: certains sont plus intuitifs, d'autres sont rassurés par une règle dans un tableau...Bien sûr qu'il n'y a pas qu'une façon de faire, et ce n'est pas ce que dit le Cecrl. Il n'y a pas 1 façon d'enseigner, il faut s'adapter. Mais je trouve que l'on va dans la bonne direction. La perspective actionnelle et la pédagogie de projet sont motivantes, et pour l'élève, et pour le professeur. Bien sûr, ce n'est encore une fois "rien de nouveau sous le soleil". Mais cela donne jsutement, à mon avis, une plus grande liberté.  Bien entendu, il faut une plus grande rigueur dans la conception des cours, des évaluations, et aussi un oeil nouveau sur l'évaluation qui est moins arbitraire. Il est moins arbitraire de cocher une case ou deux pour valider une compétence  que de mettre 8/20 ou 15/20. Cela ne veut rien dire et cela n'aide personne à avancer. Quand l'objectif est flou, on ne sait vers où aller. Là, c'est clair.Je suis désolée d'avoir été aussi "grognon", mais nous avons eu une réunion avec nos IPR au sujet du cadre, et j'étais désignée par l'établissement pour "rendre compte"...et j'ai dû rappeler qu'on ne tire pas sur le messager!  Et comme l'indiquait certaines personnes, nous allons devoir tenir compte de ce cadre. On peut se boucher les yeux, les oreilles...ou alors regarder de quoi il s'agit (comme Mme Cadot), tenter de se l'approprier afin de voir comment, très concrètement, cet outil peut nous servir à aider nos élèves à apprendre.Merci encore pour ce blog, qui a le mérite d'exister, et de permettre à d'autre de profiter de vos expérimentations. Ne vous laissez pas décourager.Quant à ceux qui trouvent que l'on n'enseigne pas assez les règles au collèges, auriez-vous un site, ou bien des exemples de cours que vous proposeriez aux professeurs de collège (Comment aborderiez-vous le prétérit en 5è? ou must?) Il serait intéressant de voir quelle démarche vous proposeriez pour améliorer la grammaire décadente  de nos élèves, et ne pas les laisser aborder le lycée plongés dans une ignorance crasse. Vous devriez en fait être ravi, vous êtes la cerise sur le gâteau. Mais juste ça. Vous n'êtes pas TOUT le gâteau. J'ai lu il y a quelque temps cette citation:The activist is not the man who says the river is dirty. The activist is the man who cleans up the riverA chacun de choisir sa démarche! A bientôt sur votre blog.ps: je dois bientôt faire une présentation aux collègues pour la fameuse validation A2, et je crois que votre diaporama va m'être très utile!!!! Merci beaucoup! 

Sylvain. 14/04/2009 11:41

Bonjour et merci pour votre blog: vous partagez votre réflexion, et ceci est très intéressant.Toutefois, j'aimerais vous faire part de quelques remarques: il me semble que vous mélangez trop souvent le contenu du CECRL avec celui des Instructions Officielles: en effet, par exemple, le CECRL n'a jamais donné priorité à l'oral... loin de là: on se rend compte, en observant les débouchés des diplômés européens que l'anglais le plus utilisé est l'anglais ECRIT (lire et écrire, c'est là plus de 75% des tâches effectuées par les commerçants européens). Cela donne alors à réfléchir... quand on lit les IO qui, elles, donnent la priorité à l'oral (y a-t-il contradiction entre le CECRL et les IO ici? certainement, oui!)De plus, et c'est là que votre réflexion est à reprendre, le CECRL n'est pas un PROGRAMME applicable à la lettre mais bien un CADRE, c'est à dire une liste de critères, de cadrages, de DIRECTIONS à suivre mais elles ne sont en rien prescriptives... la France s'en est INSPIREE pour refonder ses programmes d'enseignement, c'est tout. Seule l'approche actionnelle (et attention, on parle bien d'approche, pas de méthode!!!!!!!) a été intégrée dans nos IO. Cordialement,S,  professeur d'anglais.

Mrs Cadot 15/04/2009 17:59


Bonjour,
En effet, vous avez parfaitement raison. C'est vrai que je généralise mais j'essaie surtout de me concentrer sur ce qui est attendu du prof d'anglais car c'est ce qui m'a semblé le plus utile aux
collègues qui ont du mal à jongler avec CECRL et instructions officielles.
En fait j'ai voulu éviter la partie trop théorique car ce qui m'interesse le plus c'est son application dans la classe.
"De plus, et c'est là que votre réflexion est à reprendre, le CECRL n'est pas un PROGRAMME applicable à la lettre mais bien un CADRE, c'est à dire une liste de critères, de cadrages, de DIRECTIONS
à suivre mais elles ne sont en rien prescriptives..." Je ne comprends pas votre critique...  Je n'ai JAMAIS dit que le CECRL est prescritif.... J'ai juste donné des pistes de son application
en montrant comment on pouvait faire. J'ai même publié un article pour dire que je ne prétendais pas détenir la vérité et que ce que je publiais n'étaient que des pistes... mais manifestement
PERSONNE ne veut le comprendre... et ça finit par me fatiguer. Je me demande même si je vais continuer de publier car ça me prend beaucoup de temps et je ne suis plus aussi convaincu de l' utilité
de ce blog. J'ai juste l'impression de tendre un bâton pour me faire battre alors que mon but premier était l'échange de pratiques...